>>> Jeudi 19 avril 2007, trois ans aujourd?hui,
Pendant ces quatre jours et ces quatre nuits, tes éclats de rire accompagnaient mes pleurs, ton sourire illuminait mon malheur. . . Tout au long de ces jours passés à l?hôpital tu jouais le caïd comme d?habitude, tu faisais le fier, tu plaisantait sur cette putain de maladie. Mais moi je te connais trop, je sais trop que c?était pour pas m?inquiéter, me protéger. Toi tu profitais de tes dernières heures et moi je crevais de peur. Tu es parti, a moiti dans les vappes, en me disant « Ma princesse, quand je serais mort, de là-haut je ne veux pas te voir pleurer. Je ne veux pas de grands adieux, juste un simple au revoir. Je veux juste que tu viennes me voir sur ma tombe sabrer une bouteille en pensant à moi », et c?est là que pour la seule fois de ta vie tu as craqué, et là j?ai vu au fond des tes yeux un dernier éclat de tristesse. « Ne m?oublie pas Lisa ! Je t?en supplie». Ces quelques mots, à mi-voix, ce sont les derniers que je t?ai jamais entendu prononcer, et les portes battante se sont refermées sur les infirmiers. Je ne t?ai jamais revu. « Je t?en supplie », toi qui étais si fier, j?avais jamais entendu ce mot dans ta bouche. Moi aussi j?ai supplié, j?ai supplié Dieu, j?ai supplié le chirurgien, j?ai supplié un peu tout le monde... Mais rien n?y a fait. Espèce de sale petit con comment tu peux croire que ne serais ce qu?un jour je pourrais t?oublier ? Ça fait trois ans que tu m?as abandonnée. Je suis désolée, mais je t?en veux, je t?en veux de m?avoir laissé seule, je t?en veux pour la place qui restera inoccupée a mon mariage, je t?en veux pour avoir quitter le poste d?amour de ma vie que tu tenais depuis 8 mois, et le poste de meilleur ami que tu tenais depuis mes premières nuits.
D?ailleurs quand on m?a annoncé que ton c½ur était trop fragile pour avoir supporté l?opération, que c?était fini, je me suis littéralement écroulée, le souffle coupé. Après je me souviens plus, le trou noir, je me souviens juste que je n?arrivais plus à respirer. Tu étais la seule personne de ce monde sur laquelle je comptais, t?était ma force,j?irais même jusqu'à dire que tu étais ma vie. Putain qu?est ce que j?aurais donné pour être a ta place, pour que toi tu continues à vivre. Mais nan, j?ai pas eu le choix, on ne m?a pas demander mon avis, la vie s?est pas demandé comment moi j?aillai faire sans toi , pour continuer. . . D?ailleurs la vie est une pute et sur le coup là elle m?a bien baisé comme tu disais.
Les gens me disent que ce n?est pas de ma faute, que j?y pouvais rien, mais ils ne comprennent rien. Certains osent même me dire qu?ils me comprennent. MAIS NAN ! Est-ce que quelqu?un de vous a du dire au revoir à la personne la plus chère à ses yeux ? Est-ce que quelqu?un ici a ne serais ce que la moindre idée de ce que c?est de voir son monde entier s?écrouler ? Le c½ur éclaté en mille, devoir dire au revoir, avec pour dernière image celle d?une tombe ?
D?ailleurs ta tombe jusqu?ici j?y étais jamais allée. Toi tu me connais par c½ur, toi tu sais, tu comprends que je n?ai pas pu venir a l?enterrement... Toi-même tu disais que c?était juste une dernière mascarade, « Pas de grands adieux ». Et puis c?était bien trop dur, venir ça aurait été accepté que tu n?étais plus là, qu?une partie de moi s?étais envolée avec toi. Nan, je ne pouvais pas. Enfin jusqu'à aujourd?hui, je ne sais pas trop ce qui m?a poussé à venir te voir.. J?était venue des dizaines de fois jusque devant ces grandes grilles noires, mais a chaque fois ,la peur au ventre, je faisait demi tour. Et aujourd?hui me voilà assise en tailleur devant ce que les gens définissent comme ta dernière demeure. . . La pierre noire est tiédie, chauffée par les rayons du soleil. Je m?attendais à du froid, après tout la mort n?est elle pas effrayante, froide, noire ? J?aurais bien aimé qu?il y ait un gros orage. Comme quand on restait dessous tous les deux à regarder les éclairs, et que les gens autour pensaient qu?on était fous. Nan on n?était pas fous.. Mais ça, il y avait que toi et moi sur terre pour le comprendre, Et puis comme ça au moins, la pluie auraient caché mes larmes. Ces larmes qui me brûlent les joues. Ça fait mal de pleurer une absence tu sais, on dit que partir ça n?est pas facile, et bien ça n?est pas non plus facile pour celui qui reste, crois-moi. Je crois que ces larmes, je les avait tellement retenues, que tu m?a tellement manqué, que là il y a fallu que je craque. Et quand la digue lâche, il n?y a plus qu?a se noyer avec. Je suis désolée, je sais que tu ne veux pas me voir pleurer, mais en partant t?a laissé un vide si grand, une immensité que personne jusqu?ici n?a réussi a combler.
Pleurer ça fait du bien, ça vide, même si maintenant j?ai les yeux rouges et du mascara plein les joues, au moins je suis vide de tout sentiment, juste fatiguée. Te parler aussi ça fait du bien tu sais, mon David, mon doudou, mon tout.
Je m?excuse de toute la colère que j?ai pu avoir contre toi de me laisser seule, mais j?était juste désemparée. Maintenant je ne ressens plus qu?une immense tristesse, mais il paraît que les blessures se referment plus ou moins avec le temps. Mais ne t?inquiète pas, jamais je t?oublierai, tu es gravé dans ma tête, dans mon c½ur. Et même si les gens a mon mariage me prendront pour une folle avec ce couvert vide, pour un invité invisible.. tant pi, je les emmerde, une promesse c?est une promesse.
Comme d?hab j?assume, ON assume? (Tu te souvient ? moi oui?)
Et puis un jour, on se retrouvera, Inch?alla comme tu disais, au pire on demandera une dérogation spéciale pour que tu descendes de temps en temps du paradis pour venir me faire un petit coucou en enfer chéri !
Tu me manques, et j?espère que de là où tu es tu es fier de moi, même si souvent je me plante, même si souvent je suis maladroite et je fait des erreurs, je me bat chaque jour pour que tu soit fier.
Je t?aime <<<
Pendant ces quatre jours et ces quatre nuits, tes éclats de rire accompagnaient mes pleurs, ton sourire illuminait mon malheur. . . Tout au long de ces jours passés à l?hôpital tu jouais le caïd comme d?habitude, tu faisais le fier, tu plaisantait sur cette putain de maladie. Mais moi je te connais trop, je sais trop que c?était pour pas m?inquiéter, me protéger. Toi tu profitais de tes dernières heures et moi je crevais de peur. Tu es parti, a moiti dans les vappes, en me disant « Ma princesse, quand je serais mort, de là-haut je ne veux pas te voir pleurer. Je ne veux pas de grands adieux, juste un simple au revoir. Je veux juste que tu viennes me voir sur ma tombe sabrer une bouteille en pensant à moi », et c?est là que pour la seule fois de ta vie tu as craqué, et là j?ai vu au fond des tes yeux un dernier éclat de tristesse. « Ne m?oublie pas Lisa ! Je t?en supplie». Ces quelques mots, à mi-voix, ce sont les derniers que je t?ai jamais entendu prononcer, et les portes battante se sont refermées sur les infirmiers. Je ne t?ai jamais revu. « Je t?en supplie », toi qui étais si fier, j?avais jamais entendu ce mot dans ta bouche. Moi aussi j?ai supplié, j?ai supplié Dieu, j?ai supplié le chirurgien, j?ai supplié un peu tout le monde... Mais rien n?y a fait. Espèce de sale petit con comment tu peux croire que ne serais ce qu?un jour je pourrais t?oublier ? Ça fait trois ans que tu m?as abandonnée. Je suis désolée, mais je t?en veux, je t?en veux de m?avoir laissé seule, je t?en veux pour la place qui restera inoccupée a mon mariage, je t?en veux pour avoir quitter le poste d?amour de ma vie que tu tenais depuis 8 mois, et le poste de meilleur ami que tu tenais depuis mes premières nuits.
D?ailleurs quand on m?a annoncé que ton c½ur était trop fragile pour avoir supporté l?opération, que c?était fini, je me suis littéralement écroulée, le souffle coupé. Après je me souviens plus, le trou noir, je me souviens juste que je n?arrivais plus à respirer. Tu étais la seule personne de ce monde sur laquelle je comptais, t?était ma force,j?irais même jusqu'à dire que tu étais ma vie. Putain qu?est ce que j?aurais donné pour être a ta place, pour que toi tu continues à vivre. Mais nan, j?ai pas eu le choix, on ne m?a pas demander mon avis, la vie s?est pas demandé comment moi j?aillai faire sans toi , pour continuer. . . D?ailleurs la vie est une pute et sur le coup là elle m?a bien baisé comme tu disais.
Les gens me disent que ce n?est pas de ma faute, que j?y pouvais rien, mais ils ne comprennent rien. Certains osent même me dire qu?ils me comprennent. MAIS NAN ! Est-ce que quelqu?un de vous a du dire au revoir à la personne la plus chère à ses yeux ? Est-ce que quelqu?un ici a ne serais ce que la moindre idée de ce que c?est de voir son monde entier s?écrouler ? Le c½ur éclaté en mille, devoir dire au revoir, avec pour dernière image celle d?une tombe ?
D?ailleurs ta tombe jusqu?ici j?y étais jamais allée. Toi tu me connais par c½ur, toi tu sais, tu comprends que je n?ai pas pu venir a l?enterrement... Toi-même tu disais que c?était juste une dernière mascarade, « Pas de grands adieux ». Et puis c?était bien trop dur, venir ça aurait été accepté que tu n?étais plus là, qu?une partie de moi s?étais envolée avec toi. Nan, je ne pouvais pas. Enfin jusqu'à aujourd?hui, je ne sais pas trop ce qui m?a poussé à venir te voir.. J?était venue des dizaines de fois jusque devant ces grandes grilles noires, mais a chaque fois ,la peur au ventre, je faisait demi tour. Et aujourd?hui me voilà assise en tailleur devant ce que les gens définissent comme ta dernière demeure. . . La pierre noire est tiédie, chauffée par les rayons du soleil. Je m?attendais à du froid, après tout la mort n?est elle pas effrayante, froide, noire ? J?aurais bien aimé qu?il y ait un gros orage. Comme quand on restait dessous tous les deux à regarder les éclairs, et que les gens autour pensaient qu?on était fous. Nan on n?était pas fous.. Mais ça, il y avait que toi et moi sur terre pour le comprendre, Et puis comme ça au moins, la pluie auraient caché mes larmes. Ces larmes qui me brûlent les joues. Ça fait mal de pleurer une absence tu sais, on dit que partir ça n?est pas facile, et bien ça n?est pas non plus facile pour celui qui reste, crois-moi. Je crois que ces larmes, je les avait tellement retenues, que tu m?a tellement manqué, que là il y a fallu que je craque. Et quand la digue lâche, il n?y a plus qu?a se noyer avec. Je suis désolée, je sais que tu ne veux pas me voir pleurer, mais en partant t?a laissé un vide si grand, une immensité que personne jusqu?ici n?a réussi a combler.
Pleurer ça fait du bien, ça vide, même si maintenant j?ai les yeux rouges et du mascara plein les joues, au moins je suis vide de tout sentiment, juste fatiguée. Te parler aussi ça fait du bien tu sais, mon David, mon doudou, mon tout.
Je m?excuse de toute la colère que j?ai pu avoir contre toi de me laisser seule, mais j?était juste désemparée. Maintenant je ne ressens plus qu?une immense tristesse, mais il paraît que les blessures se referment plus ou moins avec le temps. Mais ne t?inquiète pas, jamais je t?oublierai, tu es gravé dans ma tête, dans mon c½ur. Et même si les gens a mon mariage me prendront pour une folle avec ce couvert vide, pour un invité invisible.. tant pi, je les emmerde, une promesse c?est une promesse.
Comme d?hab j?assume, ON assume? (Tu te souvient ? moi oui?)
Et puis un jour, on se retrouvera, Inch?alla comme tu disais, au pire on demandera une dérogation spéciale pour que tu descendes de temps en temps du paradis pour venir me faire un petit coucou en enfer chéri !
Tu me manques, et j?espère que de là où tu es tu es fier de moi, même si souvent je me plante, même si souvent je suis maladroite et je fait des erreurs, je me bat chaque jour pour que tu soit fier.
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